Épilation laser et lumière pulsée à Marseille

L’épilation au laser et à la lumière pulsée intense, souvent appelée IPL, réduit durablement la pilosité en détruisant le bulbe du poil par la chaleur. Elle concerne les femmes comme les hommes, sur le visage ou le corps, et c’est aujourd’hui la seule technique laser que la loi ouvre à d’autres professionnels que les médecins. Cette page détaille le cadre fixé par le décret de 2024, ce que changent le type d’appareil et la couleur de la peau, le nombre de séances à prévoir et le meilleur moment pour commencer sous le soleil marseillais. Pour une vue d’ensemble des usages du laser sur la peau, voir notre page laser et épilation à Marseille.

Dos et épaules d'une femme à la peau lisse, en lumière douce

L’essentiel

  • Depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, l’épilation au laser et à la lumière pulsée à visée non thérapeutique peut être réalisée par un médecin, un infirmier diplômé d’État ou un esthéticien qualifié, ces deux derniers après une formation obligatoire.
  • Aucune supervision médicale n’est imposée à l’esthéticien ou à l’infirmier formé, mais une consultation médicale est recommandée avant la première séance.
  • Le Conseil d’État a rejeté le 12 mars 2026 un recours contre ce décret, qui reste donc pleinement applicable.
  • Selon la Société française de dermatologie, il faut en moyenne quatre à sept séances, espacées de quatre à dix semaines, pour une réduction durable mais ni totale ni définitive.
  • Les poils foncés sur peau claire répondent le mieux ; les poils blancs ne répondent pas.
  • Une peau bronzée expose aux brûlures et aux taches : à Marseille, l’automne et l’hiver restent la meilleure période.

Qui peut pratiquer, et à quelles conditions

Pendant plus de soixante ans, l’arrêté du 6 janvier 1962 a réservé aux médecins toute épilation autre qu’à la pince ou à la cire. Le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, entré en vigueur le 25 mai 2024, a mis fin à ce monopole pour l’épilation au laser et à la lumière pulsée intense « à visée non thérapeutique ». Trois catégories de professionnels peuvent désormais la réaliser : les médecins, les infirmiers diplômés d’État et les personnes qualifiées pour les soins esthétiques, c’est-à-dire les esthéticiens titulaires au minimum d’un CAP ou d’un diplôme équivalent. Les autres usages du laser, comme le détatouage, restent réservés aux médecins.

Les infirmiers et les esthéticiens doivent avoir suivi une formation spécifique, dont l’arrêté du 19 février 2025 fixe le contenu. La DGCCRF en résume la durée : quatre jours pour le laser seul, deux jours et demi pour la lumière pulsée seule, cinq jours pour les deux, complétés par une journée de premiers secours. Une remise à niveau d’une journée est exigée tous les cinq ans, et l’attestation doit être affichée de façon visible. Un arrêté du 11 août 2026 a modifié ce dispositif : selon la presse professionnelle, il assouplit l’organisation des formations, permet à des infirmiers expérimentés d’y enseigner et reporte au 1er septembre 2027 l’échéance pour valider la formation obligatoire.

Une supervision médicale est-elle obligatoire ?

Non. Ni le décret ni les documents de la Direction générale de la santé et de la DGCCRF n’imposent la présence ou le contrôle d’un médecin lorsque l’acte est réalisé par un esthéticien ou un infirmier formé. Le texte prévoit en revanche une série d’obligations concrètes :

  • afficher les risques liés aux rayonnements, les contre-indications et la recommandation de consulter un médecin avant la première séance ;
  • remettre au client une fiche d’information sur les risques, les contre-indications et les précautions avant et après la séance ;
  • examiner la peau et évaluer le phototype avant chaque séance, puis régler l’appareil en conséquence ;
  • fournir des lunettes de protection adaptées et vérifier l’absence d’effet indésirable après la séance ;
  • entretenir l’appareil selon les préconisations du fabricant, qui doit fournir une démonstration et une notice.

La MACSF précise que la fiche d’information est datée, signée par le client et conservée au moins trois ans. Les incidents graves se déclarent sur le portail signalement.social-sante.gouv.fr. L’épilation électrique, poil par poil, n’est pas concernée par cette ouverture et reste un acte médical.

Lasers et lumière pulsée : quelles différences ?

Le principe est le même ; ce qui change, c’est la longueur d’onde, donc la profondeur atteinte et la sensibilité à la couleur de la peau.

  • Laser alexandrite (755 nm) : très absorbé par la mélanine, il donne de bons résultats sur peau claire et poils foncés, mais demande davantage de prudence sur peau mate.
  • Laser diode (autour de 800 à 810 nm) : polyvalent, il est aujourd’hui très répandu, y compris dans les réseaux de centres spécialisés ; la Société française de dermatologie le cite parmi les options pour les peaux plus foncées.
  • Laser Nd:YAG (1 064 nm) : il pénètre plus profondément et chauffe moins l’épiderme ; c’est le laser de référence pour les peaux métissées ou noires.
  • Lumière pulsée intense : ce n’est pas un laser mais une lampe flash qui émet un spectre large, filtré. Selon la Société française de dermatologie, les lampes moins puissantes utilisées hors cadre médical demandent davantage de séances pour une épilation souvent partielle.

Aucun appareil n’est « le meilleur » dans l’absolu : le choix dépend de votre peau, de vos poils et de la zone. L’ANSM mène par ailleurs une surveillance du marché des équipements professionnels d’épilation et invite les acheteurs à vérifier leur conformité.

Séance d'épilation au laser sur la jambe d'une patiente

Phototypes : votre peau détermine le réglage

Les dermatologues classent les peaux en six phototypes, du plus clair, qui brûle toujours au soleil, au plus foncé. Plus la peau contient de mélanine, plus elle risque d’absorber une partie de l’énergie destinée au poil, avec à la clé des croûtes, des cloques ou des taches. Le candidat idéal a une peau claire et des poils bruns ou noirs. Les peaux mates, métissées ou noires peuvent être traitées, avec un Nd:YAG ou un laser diode et des réglages adaptés, mais le risque de troubles pigmentaires est plus élevé.

Les poils blonds, roux ou très fins répondent mal ; les poils blancs, sans mélanine, pas du tout. Un test sur une petite zone est parfois proposé en cas de doute : la Société française de dermatologie indique qu’il permet de juger la tolérance à 48 heures et l’efficacité, les poils traités devant tomber dans les quinze jours. Signalez toujours un vitiligo, une maladie de peau, un traitement en cours ou une grossesse : la fiche de la SFD recommande de différer le traitement pendant la grossesse. Si des taches sont apparues après une séance, notre page sur les taches pigmentaires explique comment elles se prennent en charge.

Séances, zones et suites

Le laser n’agit que sur les poils en phase de croissance, qui ne représentent qu’une partie des poils d’une zone à un instant donné. D’où la nécessité de plusieurs passages. La Société française de dermatologie évoque un traitement d’attaque de quatre à sept séances en moyenne, espacées de quatre à dix semaines selon la zone, puis parfois des séances d’entretien plus espacées, en particulier sur le visage et chez l’homme.

Les zones les plus demandées sont les aisselles, le maillot, les jambes, la lèvre supérieure et le menton chez la femme, le dos, les épaules ou le contour de la barbe chez l’homme. Une pilosité du visage d’apparition récente ou abondante chez la femme mérite un avis médical avant tout laser, car elle peut révéler un déséquilibre hormonal. Dans certaines situations médicales, comme un hirsutisme lié à une maladie, une prise en charge partielle peut être étudiée au cas par cas par l’Assurance Maladie ; en dehors de ces cas, l’acte n’est pas remboursé.

En pratique, la zone est rasée la veille ou l’avant-veille ; la cire, la pince et l’épilateur électrique sont proscrits entre les séances, car ils retirent le poil que le laser doit atteindre. La sensation est souvent comparée à un claquement d’élastique. Les suites habituelles sont une impression de coup de soleil pendant quelques heures, au plus deux jours, avec rougeur et léger gonflement autour des poils. Plus rarement surviennent des croûtes, des cloques, des taches transitoires ou une folliculite. La SFD décrit aussi un phénomène rare, la repousse paradoxale : des poils fins apparaissent autour de la zone traitée, sans qu’on puisse le prévoir.

Saison et soleil : le calendrier marseillais

Une peau hâlée absorbe une partie de l’énergie, ce qui augmente le risque de brûlure et de taches ; les dermatologues préfèrent traiter une peau « débronzée ». Beaucoup conseillent donc de commencer un programme en octobre ou en novembre, pour avoir l’essentiel des séances derrière soi avant les premières baignades. Les autobronzants doivent être signalés, car ils modifient la couleur de la peau.

Après chaque séance, la protection solaire devient une règle : ombre, vêtements couvrants, crème d’indice 50 renouvelée régulièrement. La sortie en bateau au Frioul attendra quelques jours.

Coût et choix du lieu

Le tarif dépend de la zone, du nombre de séances, de l’appareil et du professionnel. Nous ne publions pas de prix de marché, mais notre page prix et remboursements rappelle ce que l’Assurance Maladie prend en charge ou non et comment lire un devis. Médecin ou institut, l’essentiel est de vérifier la formation, l’appareil et la qualité de l’examen de peau avant la première séance.

Parmi les établissements référencés dans notre annuaire qui mentionnent l’épilation laser figurent le Dermapôle dans le 16e arrondissement, Lazeo Marseille dans le 8e et Beaujour médical Aix-en-Provence à Venelles. L’ensemble des centres est consultable dans l’annuaire des Bouches-du-Rhône. Si votre peau présente aussi des rougeurs ou des cicatrices, nos pages sur la couperose et le resurfaçage laser détaillent les traitements, qui relèvent eux du médecin.

À lire dans le Journal

Questions fréquentes

Une esthéticienne a-t-elle le droit de faire une épilation laser ?

Oui, depuis le décret du 24 mai 2024, si elle est qualifiée et a suivi la formation fixée par l’arrêté du 19 février 2025, modifié en août 2026. Elle n’a pas besoin d’être supervisée par un médecin, mais doit vous remettre une fiche d’information et examiner votre peau avant chaque séance.

Combien de séances faut-il prévoir ?

En moyenne quatre à sept, espacées de quatre à dix semaines selon la zone, puis parfois un entretien. Le visage, les zones sous influence hormonale et la pilosité masculine en demandent souvent davantage.

Peut-on faire une épilation laser sur peau noire ou métissée ?

Oui, avec un laser adapté, le Nd:YAG en particulier, et des réglages prudents. Le risque de taches et de croûtes est plus élevé : un avis dermatologique préalable est conseillé.

Peut-on se faire épiler au laser l’été ?

C’est déconseillé sur une peau bronzée ou qui sera exposée dans les semaines suivantes. À Marseille, la période d’octobre à avril est la plus sûre.

Sources